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L'homme qui rétrécit (1957)

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The Incredible Shrinking Man est une production Universal-International Pictures,

produite par Albert Zugsmith,

réalisée par Jack Arnold

et tournée aux États-Unis.

 

Les principaux interprètes

— Grant Williams, Randy Stuart, April Kent, Paul Langton, Raymond Bailey, William Schallert — sont américains.

 

L'équipe technique connue l'est également : Ellis W. Carter à la photographie, Al Joseph/Albrecht Joseph au montage, Robert Clatworthy et Alexander Golitzen à la direction artistique, etc.

Le film sort aux États-Unis le 22 février 1957, puis en France le 17 mai 1957, soit moins de trois mois plus tard.

Le titre français, L'Homme qui rétrécit, est intéressant : il abandonne l'adjectif emphatique du titre américain The Incredible Shrinking Man (« l'incroyable homme qui rétrécit »). C'est sous ce titre beaucoup plus sobre que le film est devenu un classique en France.

Une anecdote importante :

Universal voulait une fin plus rassurante

 

le studio aurait voulu que Jack Arnold adopte une fin heureuse, avec une solution médicale permettant à Scott Carey de retrouver sa taille normale. Arnold réussit au contraire à conserver la fameuse conclusion métaphysique du film, en faisant une concession autour de la notion de Dieu.

C'est justement cette conclusion — Scott continuant vers l'infiniment petit et découvrant finalement sa place dans l'univers — qui a beaucoup contribué à faire dépasser au film le statut de simple série B à effets spéciaux.

il existe désormais un énorme lien français :

 

le film de Jan Kounen

La postérité française a fini par boucler la boucle :

le roman de Matheson a donné lieu en 2025 à une nouvelle adaptation franco-belge, également intitulée L'Homme qui rétrécit, réalisée par Jan Kounen avec Jean Dujardin dans le rôle principal.

 

Le projet est produit notamment par Alain Goldman et Patrick Wachsberger.

Et le générique de cette nouvelle version reconnaît explicitement le roman de Richard Matheson mais également le film de Jack Arnold de 1957 et son scénario original.

C'est donc plus qu'un remake français portant par hasard le même titre : le classique américain de Jack Arnold fait explicitement partie de la généalogie reconnue du film français de 2025.

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