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Dimmela
présélectionné au FIFF 2024

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Dimmela
présélectionnné au Festival 2024

Un film réalisé par Kamel M Kebdani

avec Christophe Journet, Géraldine Gentil

Sujet :

Suite à un désastre écologique et un effondrement économique, le monde que nous connaissions autrefois n’existe plus. Des pays ont disparu, de grandes villes sont désormais en ruines et les survivants se sont rassemblés en petites communautés pour survivre.

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Interview du réalisateur Kamel M Kebdani

par India Reix

"Dimmela": Décryptage d'une énigme dystopique

Le réalisateur Kamel M. Kebdani, passionné par la Science-Fiction et le Fantastique, nous livre un thriller dystopique de 20 minutes où chaque décision est un défi. La création de ce film, tant sur le plan narratif que visuel, a été un véritable parcours semé d'embûches, où chaque choix n'était que dilemme.

 

Pourquoi avoir appelé le film « Dimmela » ?
"Dimmela" tire son nom du mot "dilemme". Tout le film repose sur ce concept, où les personnages se retrouvent constamment confrontés à des choix difficiles pour avancer dans l’histoire. C'est un thème qui résonne avec la vie elle-même, où nous sommes souvent confrontés à des obstacles sans solution évidente.
« La vie est la somme de nos choix » Albert Camus

Est-ce que le choix du prénom "Eden" est-il chargé d'une signification symbolique ?
En effet, les prénoms n’ont pas été donnés au hasard, bien au contraire. Dimmela aborde la question de la croyance tout au long. Les deux protagonistes joués par Christopher Journet (Eden) et Géraldine Gentil (Sofia) représentent respectivement le croyant et le non croyant. Eden est l’incarnation de l’espoir et de la positivité alors que Sofia est sur la retenue et le pessimisme, elle va jusqu’à suivre Eden par dépit finalement. Alors que c’est Sofia l’héroïne de l’histoire, c’est grâce à elle que la quête avance.

La dystopie est en vogue. Quel élément avez-vous particulièrement mis en avant pour donner à votre création une touche distinctive ?
Il y a d’une part, intégrer la croyance et l’espoir dans l’histoire au sein d’une dystopie. Le film aborde la question du dilemme moral. Je voulais mettre en lumière la complexité de nos choix dans la vie, et la façon dont ils peuvent influencer notre destinée. À travers les personnages d'Eden et de Sophia, j'ai cherché à montrer que même dans les situations les plus désespérées, il y a toujours de l'espoir à trouver.
Sofia ne se place pas du tout comme la fille à sauver dans l’histoire. Et c’est assez paradoxal, mais Eden représente le porteur d’espoir, alors qu’initialement il a fait de mauvais choix par le passé qui le place à l’instant T dans une situation où il veut faire le bien. Et Sofia, quant à elle, fait les choix selon ses croyances du moment, par amour ou par amitié.
« Dans la vie, on n’a jamais vraiment de chemin tout tracé »
Je ne souhaite surtout pas être moralisateur dans mon film. Je ne souhaite pas que les téléspectateurs se posent des questions relatives à la société ou d’un potentiel message sous-jacent de l’histoire. En revanche, je tenais à intégrer la croyance et le dilemme. C’est en cela que ma création est spécifique. J’appuis la narration constamment sur la dualité.
Dans la vie, on n’a jamais vraiment de chemin tout tracé, j’ai moi-même dû faire face à un dilemme dans la réalisation de Dimmela. Nous avions un temps bien défini pour la réalisation mais pour des raisons d’engagements professionnels d’un acteur, il a fallu s’adapter rapidement. Le tournage a été une course contre la montre. Nous avons réduit le temps de réalisation à 48h et les ajustements ont été considérablement réduits. Nous avons fait au mieux avec les ressources à disposition pour rendre le film très proche de ce que je souhaitais malgré l’absence de certaines scènes, car l’univers est beaucoup plus grand dans mon imaginaire.

Quelle est la raison derrière votre choix d'incorporer des éléments fantastiques dans votre film ?
En tant que grand fan de science-fiction et de fantastique, j'ai toujours été attiré par les histoires qui défient la réalité comme la série Lost par exemple. D’ailleurs "Dimmela" était l'occasion pour moi d'explorer ce genre et dans des conditions semblables : la forêt, la présence de personnages un peu étranges…  Et de créer un univers énigmatique.
 

 

 

J’ai entendu parler du Festival du film fantastique de Menton par un ami qui a eu la chance d’y assister. Je suis nouveau dans le domaine et j’aimerais pouvoir y assister, l’occasion d’apprécier réellement le fantastique et la science-fiction.

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